
Bribes du maître.
J'aurais tant besoin de vous
parler de petites bribes, sans rien de précis ni de très réfléchi, de ce qui est
depuis trois semaines toute mon existence.
- Simone de Beauvoir 1958- « Les mémoires d'une jeune fille
rangée »
Je vais plagier cette auteure :
- Selon Littré, les bribes sont des gros morceaux de pain -
"manger une bribe de pain».
C'est aussi les restes d'un repas- «...cela se changeait en un déjeuner dont
j'étais le pourvoyeur, et qu'il partageait avec un camarade ; car pour moi,
très content d'avoir quelque bribe, je ne touchais pas même à leur vin (J-J
Rousseau - confessions)
C'était un (Villars) répertoire de romans et d'opéras dont il citait à tout propos des bribes-(Saint Simon ).
Je ne conterai pas de longues histoires, je me contenterai d'écrire des
anecdotes vécues, des légendes ou des récits que m'ont racontés les
Anciens à la veillée. Et je pousserai des "coups de gueule" quand je ne serai pas d'accord.
René Le Frairot
TRUMP a mué
Trump promettait la paix en 24 heures, nous vivons une guerre sans fin.
Après avoir promis la paix en Ukraine en 24 heures, Trump adopte désormais une posture de chef de guerre par procuration. Dans un revirement spectaculaire, il appelle une reconquête totale par Kief. Tout en annonçant que les États-Unis continueront à livrer des armes. Trump enterre définitivement son image d'antisystème
Il fut un temps –pas si lointain- où le fantasque
Donald jurait ses grands dieux qu'il mettrait fin à la guerre en Ukraine « en
24 heures », qu'il couperait le robinet à dollars et à missiles et qu'il
ferait passe l'Amérique avant les lubies guerrières de l'Europe.
Mais ça, c'était avant son étrange mue. Avant qu'un clone sous stéroïdes globalistes
ne prenne le contrôle de son code pour publier une déclaration aussi inattendue
que délirante : « L'Ukraine peut reconquérir toute son intégralité
territoriale, avec l'aide de l'Union européenne et de l''OTAN. Nous fournirons les armes et bonne chance à tous ! »
Qui parle ? Donald Trump ou Victoria Nuland ? Même Joe Biden, dans ses rares moments de lucidité, n'aurait osé…
Les livraisons d'armes vont se poursuivre. À charge pour l' OTAN de s'en « débrouiller ».Traduction : que ça explose, que ça saigne, mais surtout…que ce ne soit pas chez nous.
Faire la guerre, oui- mais avec l'argent des autres, les morts des autres, et les ruines des autres.
Trump libre est devenu Trump le logisticien de l' OTAN , un simple fournisseur d'armes avec le sourire. Il a troqué la casquette rouge pour un képi de sergent-recruteur européen. Le tout sans se mouiller.
Et comme toujours, l'Histoire se répète, travestie sous les habits neufs d'un plan de paix. La guerre continue, la paix recule, et la vérité s'enfouit sous les décombres.
Comment se fait-il que, malgré les pressions nombreuses, massives de l'opinion publique, nos gouvernements européens, et le belge en particulier, s'alignent à ce point sur les positions états-uniennes et celles d'Israël ?
Comment expliquer que la pression exercée par les États-Unis sur la Russie par le biais de l'OTAN a dégénéré en véritable guerre entre empires rivaux ?
En trois articles, nous tentons de comprendre l'inextricable situation géopolitique qui inquiète tant les populations et qui amène les gouvernements à des postures guerrières au détriment de la paix et du développement des peuples.
Full-Spectrum Dominance
Les tragédies qui émeuvent les Européens, de Gaza à l'Ukraine, peuvent être décodées par la doctrine de la « domination mondiale à spectre complet », qui n'est pas une invention de l'actuel président des États-Unis. Elle date de la fin de la Guerre froide. Les États-Unis ont toujours cherché à consolider leur statut de superpuissance unique. Ils ont donc élaboré une doctrine militaire singulière: la Full-Spectrum Dominance. Formulée dans le document stratégique « Joint Vision 2020 », cette doctrine vise à garantir la supériorité américaine dans tous les domaines de la guerre - terrestre, maritime, aérien, spatial, cybernétique, informationnel et même psychologique.
L'objectif est clair : dissuader ou vaincre tout adversaire potentiel en assurant une avance technologique, stratégique et opérationnelle simultanée. Cette approche repose sur une capacité d'intervention globale, rapide et décisive, appuyée par des systèmes de renseignement intégrés, des armes de précision, des drones autonomes et une maîtrise du cyberespace.
Exemples des guerres contre l'Irak ...
Dans les conflits récents, cette doctrine a été mise en œuvre
avec une efficacité meurtrière. En Irak (2003-2011, environ un million de
morts), les États-Unis ont combiné domination aérienne, guerre de l'information
et frappes ciblées pour neutraliser les forces irakiennes. Pour cela, ils ont
utilisé des systèmes de surveillance avancés, des drones, des missiles guidés
et des technologies de guerre électronique pour neutraliser les forces
irakiennes. Ils ont aussi mis en œuvre le concept plus que discutable de «
guerre préventive », utilisé ensuite sans vergogne par Israël.
Parallèlement, la manipulation de l'opinion publique et la diffusion de récits stratégiques ont joué un rôle central, notamment autour des armes de destruction massive. Souvenons-nous des mensonges à répétition proférés par les hauts responsables américains. Personne n'a oublié le secrétaire d'État US Colin Powell brandissant au Conseil de sécurité du 5 février 2003 les « preuves » que l'Irak disposait d'armes de destruction massive et ainsi violait les résolutions de l'ONU. Powell n'a reconnu son mensonge qu'à la fin de sa vie.
La guerre en Irak était aussi cyber et psychologique : des opérations de désinformation et de perturbation des réseaux de communication ont été menées pour affaiblir la résistance. C'est alors qu'a surgi, de cette déstabilisation majeure, l'État islamique d'Irak (ISIS) qui a ensuite prêté allégeance à Al-Qaïda, et qui reste un facteur de violence et d'incertitude au Moyen-Orient.
Objectif des États-Unis ? Beaucoup d'entreprises européennes et américaines ont profité du pétrole irakien, le pays étant 4e détenteur de réserves. D'autre part, le secteur de l'armement a eu l'occasion « d'écouler les stocks » et de stimuler la production par une augmentation des « besoins ». Beaucoup d'argent a ainsi été réinjecté dans l'économie US, plus spécifiquement dans le secteur de l'armement et des hydrocarbures.
Notons que les actuelles manœuvres menaçantes de l'armée US devant les côtes vénézuéliuennes visent aussi à prendre le contrôle des plus grandes réserves de pétrole au monde !
… et contre l'Afghanistan
En Afghanistan (2001-2021, 165.000 morts dont 50.000 civils)),
l'usage intensif de drones, la surveillance satellitaire et les opérations
spéciales ont illustré la capacité américaine à mener une guerre asymétrique à
distance. On a donc vu l'usage intensif de drones pour des frappes ciblées
contre les talibans et Al-Qaïda, ce qui prouvait la domination aérienne et
cybernétique des forces états-uniennes. Les satellites et les écoutes
électroniques ont permis une surveillance constante des mouvements ennemis.
Cette guerre était irrégulière car la doctrine s'est adaptée à la lutte contre
des ennemis non conventionnels, en intégrant des tactiques de
contre-insurrection et de guerre asymétrique.
Notons le jeu guerrier entre grandes puissances, sous-jacent à ce conflit, où l'on retrouve la Russie qui, le 15 février 2017, organise une rencontre entre représentants de six pays sur le « règlement » de la crise afghane. Protagonistes : la Chine, l'Inde, le Pakistan, l'Iran. L'empire sino-eurasien se profile ainsi. La Russie sera la première puissance à reconnaître le régime des Talibans après la défaite US-Europe. La Chine, elle, avait maintenu son ambassade et a entamé des relations commerciales : en juillet 2024, un accord économique est signé pour l'exploitation de la mine de cuivre afghane de Mes Aynak par la compagnie chinoise China Metallurgical Group Corporation.
On a vu récemment comment Israël a imité ces pratiques militaires états-uniennes qui ont livré l'Afghanistan à une dictature talibane dont les principales victimes sont les femmes afghanes.
Lutte contre le terrorisme
En résumé, la lutte contre le terrorisme post-11 septembre a
élargi le champ d'application de la doctrine : surveillance mondiale, frappes
extraterritoriales, cyberattaques et guerre narrative. Les États-Unis ont mené
des opérations dans des dizaines de pays, affirmant leur capacité à intervenir
partout dans le monde. Ils ont aussi assuré leur domination du cyberespace par
des surveillances massives, espionnage numérique (ex. : PRISM, programme de
surveillance électronique de la NSA), et des cyberattaques, le tout utilisé
pour traquer et neutraliser des menaces transnationales.
On a vu dans la guerre menée par Israël contre les Palestiniens mais aussi contre le Liban, la Syrie, l'Iran et le Yémen que les forces armées israéliennes appliquaient toutes ces stratégies avec une incroyable brutalité. Au nom de la lutte contre le « terrorisme ».
Principal ennemi : la Chine, via la Russie
La doctrine de suprématie mondiale est critiquée par des
chercheurs comme F. William Engdahl, spécialiste de la géopolitique du pétrole.
Sa thèse est la suivante : en prévision du tarissement des gisements de
l'Arabie saoudite, du Koweït et du Nigeria qu'ils contrôlent, les États-Unis
ont cherché à s'emparer des grands gisements d'Irak et d'Iran tout en entourant
la Russie de bases militaires et de sites antimissiles permettant de couper les
liens portuaires et les oléoducs alimentant l'Europe de l'Ouest, la Chine et le
reste de l'Asie.
La guerre en Ukraine illustre bien cette stratégie. Derrière la Russie, l'ennemi est la Chine, principal rival des États-Unis. En effet, les États-Unis investissent massivement dans l'IA, les armes hypersoniques, les satellites et la cybersécurité pour contrer l'ascension technologique chinoise. Leur dernière victoire : l'accord entre D. Trump et la société chinoise ByteDance, propriétaire du TikTok pour que des financiers et entrepreneurs amis du président US et pro-israéliens gèrent les applications permettant à TikTok de fonctionner aux États-Unis où il connaît un énorme succès principalement parmi les jeunes.
Ajoutons à cette panoplie les sanctions douanières, les restrictions sur les semi-conducteurs et, du point de vue militaire, le déploiement de forces navales et aériennes dans la région indo-pacifique visant à contenir l'influence chinoise, notamment en Mer de Chine méridionale.
L'Europe coincée
L'Union européenne n'a jamais formellement adopté cette doctrine
full-spectrum dominance. Toutefois, certaines politiques de sécurité convergent
vers des objectifs similaires, notamment dans les domaines du renseignement, de
la cybersécurité et de la surveillance. Des chercheurs comme Ben Hayes parlent
d'un "NeoConOpticon", soulignant l'influence croissante des
entreprises de sécurité et de défense dans les politiques européennes, avec une
logique de surveillance généralisée et d'interopérabilité des systèmes. Nous y
reviendrons.
D'autre part, nombreux sont les observateurs et experts qui dénoncent une instrumentalisation de l'OTAN et de l'article 42 du traité de Lisbonne pour justifier des interventions militaires au service d'intérêts économiques et stratégiques américains.
Recherche documentaites.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Domination_sur_l%27ensemble_du_spectre
https://advocatus-veritas.com/fr/full-spectrum-dominance-strategies-de-domination-des-usa-et-de-lotan/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Irak
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Afghanistan_(2001-2021)

Les troupes russes ont envahi l'Ukraine il y a plus d'un an. Les
combats font encore rage actuellement, notamment dans la région de Donetsk,
dans l'est du pays, tandis que la ville de Kherson, récemment libérée, a été ciblée
à plusieurs reprises par des frappes russes.
De nombreux foyers ukrainiens sont temporairement ou totalement privés de chauffage, d'électricité et d'eau par des températures glaciales.
Faut-il encore attendre? N'est-il pas temps que l'OTAN réagisse plus fermement et plus activement contre cette tentative de génocide?
J'ai rencontré Alzheimer.
Le 26 novembre,
j'ai rencontré mon très cher ami Thierry.
Thierry
réside à Manage dans un établissement appelé : « Les Jardins de
Scailmont ». C'est une résidence où vivent des hommes et des femmes qui, comme Thierry, sont
atteints par la maladie d'Alzheimer. Nous savons que cette sale maladie fait
peur parce qu'elle entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions
cérébrales donc, de la mémoire. Le plus souvent, suivant l'évolution, les malades
ne reconnaissent plus leurs proches et les personnes qu'ils ont fréquentés dans
une autre vie.
Mon ami Thierry m'a-t-il reconnu ? Je ne peux pas l'affirmer, mais ce qui
est certain, c'est qu'il m'a accueilli très chaleureusement, comme en témoignait
son visage radieux éclairé par des yeux rieurs el un très grand sourire
cordial. Martine, son épouse et moi sommes certains que notre visite lui a procuré
beaucoup de plaisir.
Je me suis promis de lui rendre visite plus régulièrement.
A Manage, j'ai rencontré d'autres personnes atteintes de cette maladie. Tous ces
résidents semblaient heureux. Aux « Jardins de Scailmont », ils sont
très bien accompagnés dans leur vie quotidienne, dans le respect de leurs
choix, en valorisant leurs capacités préservées, en un mot ils continuent à
vivre normalement.
Les Jardins de Scailmont ne sont pas une étape finale, une nouvelle page se
tourne, appelons cet endroit : " Les Jardins de la Vie "

Essayons de ne rien perdre.
Aujourd'hui que j'arrive à la fin du voyage, puis-je encore
profiter du temps qui me reste? Je sais maintenant que j'en ai gaspillé beaucoup.
Inutile de penser à celui qui n'est plus ou qui n'est pas encore. Pour chacun
de nous, il est limité, variable, suivant nos activités, notre humeur du
moment, nos occupations, nos ressentiments…toutes ces choses qui jalonnent
notre vie. Notre perception du temps est variable et subjective. Le temps ne se
ressent pas et pourtant nous le
percevons ; nous n'avons aucune influence sur lui. ET il est trop
précieux pour le perdre.
Alors, choisissons de prendre Notre Temps comme il est, en espérant qu'il
sera toujours meilleur.Un
Amérindien, natif du Dakota exprime des souhaits pour qu'il en soit ainsi :
Je ne souhaite pas n'importe quoi.
Je vous souhaite quelque chose de très rare : je vous souhaite du TEMPS
pour rire et vous réjouir.
Je vous souhaite du TEMPS pour faire ce que vous voulez, et pour penser aussi
aux autres.
Je vous souhaite du TEMPS pour ne plus courir, du Temps pour être heureux.
Je vous souhaite du Temps et de la confiance, la confiance en vous-mêmes.
Je vous souhaite du TEMPS et de bonnes surprises.
Je vous souhaite du Temps, et pas seulement pour regarder passer les heures.
Je vous souhaite du Temps pour toucher les étoiles et du Temps pour grandir, pour
espérer, aimer, et mûrir.
Je vous souhaite du TEMPS pour aimer
sans jamais douter de cet amour.
Je vous souhaite du Temps aussi pour pardonner.
Je vous souhaite du Temps pour VIVRE.